Alliance Française contre les Maladies Parasitaires


Des molécules qui ciblent à la fois l’infection et la transmission du paludisme... Parce qu’elles sont liées à un stéroïde, de nouvelles molécules dérivées des ortho-aminocrésols, déjà connus pour leur action antipaludique, se révèlent plus efficaces pour tuer le parasite chez l’hôte infecté, mais aussi pour bloquer sa transmission. Ces travaux parus dans la revue Nature Communications sont le fruit d’une collaboration pluridisciplinaire et internationale* menée par des chercheurs allemands (universités de Jena et Giessen) et français membres de ParaFrap (Elisabeth Davioud-Charvet - Laboratoire de chimie moléculaire, Institut de biologie moléculaire et cellulaire CNRS avec la collaboration du laboratoire de Stéphanie Blandin - Inserm "Réponse immunitaire chez le moustique anophèle vecteur du paludisme" de Strasbourg). Ces travaux montrent que pour leur survie, les parasites responsables du paludisme et de la toxoplasmose dépendent de mécanismes hérités du monde végétal. Cette découverte représente une avancée majeure pour le développement de nouvelles cibles thérapeutiques contre ces parasites aux conséquences majeures en santé publique.

Ces travaux ont fait l’objet de nombreux communiqués de presse, que vous pouvez retrouver ICI.

Référence :

Arylmethylamino steroids as antiparasitic agents. Krieg, R., E. Jortzik, A. A. Goetz, S. Blandin, S. Wittlin, M. Elhabiri, M. Rahbari, S. Nuryyeva, K. Voigt, H. M. Dahse, A. Brakhage, S. Beckmann, T. Quack, C. G. Grevelding, A. B. Pinkerton, B. Schonecker, J. Burrows, E. Davioud-Charvet, S. Rahlfs and K. Becker (2017).  Nat Commun 8: 14478. Link